La politique n'est pas entre les Etats. "Relations internationales" est un domaine d'études complice et destructeur de valeur. Il faudra le remplacer par "Relations Capitalistes" pour donner crédit à son contenu et rester près de sa vérité mais les universités sont plus complices qu'un domaine d'étude.
Or chaque valeur a besoin d'une instance active, un agency, afin de pouvoir
circuler mais contrairement à ce qu'on croit, elles ne sont pas attendues le
gouvernement de Macron qui fait de toute institution Etatique (fonction
publique) une entreprise autonome, une machine à créer de l'argent. Avec un
développement technologique phallocrato-capitaliste qui dévore tout ce qu'il
trouve sur son chemin y compris sa propre milieu d'existence et qui tend vers
l'intelligence artificielle, les lentilles de contact connectées, le
transhumanisme, quelle autre imaginaire peut-on attendre de nos "élus du
peuple» ?
Ces politicien-ne-s, s'iels se souciaient vraiment de la politique,
auraient remarqué dès l'ENS ou Sciences Po par quelle roue ces institutions
élitistes font passer leurs étudiant-e-s. S'iels avaient autant étudié Hannah
Arendt que leurs professeurs aiment citer tant, iels s'intéresseraient aux
critiques sociales telles que le féminisme, l'antiracisme, l'anticolonialisme,
l'antimilitarisme, l'anarchisme, études subalternes et leurs étudiant-e-s
aujourd'hui étudieront l'animalisme, la critique de la dissociation (de la)
valeur, l'écologie sociale. Idées "postmodernes"! Paroles de
l'Aristocratie déguisée en "capital culturel" qui habitent les
monopoles du pouvoir alors que les gens meurent entre les deux frontières qui
ne sont qu'une : l'enclosure "postmoderne" de l'accumulation
primitive.
Si la dissociation de la valeur n'étaient pas si ancrée dans les fondements mêmes de l'Etat qui est une "catégorie du capitalisme", ces politicien-ne-s ne feront pas de "politiques d'identité", vendant des armes aux enfants pour se faire une place dans les "Transformations de l'impérialisme à l'époque mondiale"(1), qui convient à leurs statu-quo d'aujourd'hui dans les dynamiques du pouvoir multi-pôles; n'instrumentaliseront pas les valeurs comme l'égalité sous l'étiquette du "mariage pour tous", [récupération néolibérale des critiques sociales telles que celles qui ont été formulées par le FHAR dont l'une de cofondatrices est Françoise d'Eaubonne, par ailleurs écoféministe, libertaire et romancière de la science-fiction], ou comme la liberté promue par des slogans comme la "liberté d'être moi" dans des publicités de maquillage qui ne sert qu'à uniformiser les femmes, les dresser, et à les préparer à l'esclavage sexuelle à vie (ou à mort pour certaines), dissimuler leur manque d'intérêt (faible taux d'intérêt certainement) aux milliers des femmes qui payent leurs "passage" par leur viol.
En revanche, si nous n'étudierons pas la wert-abspaltungskritik à
l'université, nous ne comprendrons pas comment la politiques identitaires qui
animent les universités (et il ne s'agit pas des doyen-ne-s actuel-le-s - qui ne sont pas (encore) nommé-e-s par les multinationales, ni
du ministre de l'éducation nationale qui assume clairement sa position d'esthète face aux discussions sur l'écriture inclusive(2), ni donc de "oui mais il y a
même des ministres femmes", ni par ailleurs de celleux qui
"revendiquent" la parité au sein du gouvernement) nous empêchent de
voir clair les rapports entre le "procédure Dublin" et
l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiant-e-s étrangèr-e-s. Ceux
entre la Service Nationale Universelle (3) et la
loi anti-casseur : la professionnalisation du militantisme par un double mouvement
: l'introduction de la dissociation "bénévole" ou
"volontaire" [alors qu'il y a trois ans, lorsque je travaillais sur un
devoir de sociologie qualitative à travers des enquêtes auprès des
"bénévoles ou volontaires", il n'existait pas de telles catégories,
ni même en termes de valeur chez les "personnes de terrain"] et la
criminalisation et donc exclusion d'une certaine populité (groupe
social, si vous voulez) par l'instauration des limites juridiques à
l'engagement politique, comme si "l'imaginaire terroriste" ne
suffisait pas. Comme si ces politicien-ne-s ne sont pas emmerdé-e-s par la masse de personnes
qui arrive à poser des pieds sur "leur sol", déplacées à cause des
guerres qu'iels créent sur "leur sol"; par la montée en puissance de
la populace engagée qui veut de plus en plus retrouver sa potentialité
intellectuelle critique en se nourrissant des engagements et théories
contemporaines, au point d'organiser des contre-séminaires (sur l'histoire des
idées féministes par Graf-étudiant-e-s à la Fac de Nice, étudiant-e-s queer qui
travaillent sur la "Queer psychanalyse" à Mirail ou des villagois-e-s
qui remplissent toute la salle pour écouter l'écologie sociale).
La politique est entre les animaux. Elle mange autophage(zoophagie),
séquestre, fait du tourisme d'esclavage procréatif, désenfante, nexploite et qui
ne peut pas être exprimée dès lors qu'il n'y a personne pour le nommer pour la
première fois afin de rendre l'impensé, réel. L’invention lexicale est une
nécessité de justice pour sortir du statu quo gynocidaire, pédocidaire et
zoocidaire. Et à toute lutte nouvelle correspond l’indispensable créativité
lexicale pour nommer ce qui était caché. Chaque mot est un discours politique.
Prenons le mot « élevage » et préférons lui naixtermination pour nommer ce dont
il s’agit : une extermination cyclique par les naissances sans volonté
d’extinction mais par zoolocauste perpétuel causant extinction eugéniste bien
réelle des races dans les espèces et des espèces. Zoocide faisant écocide
faisant zoocide. L’élevage est un nesclavage des chairs qui n’élève personne
mais enlève les enfants à leur mère empêchée de pouvoir les élever. (4)
Voici comment on nomme l'impensé. Voici un miroir qui est autre chose que
l'image qu'elle montre à un certain anti-idéalisme plus hegelien que marxien,
de type henryen qui essaye de "purifier" la philosophie (car la
radicalité n'est pas donnée aux philosophes de fauteuil mais aux militantes
féministes). Voici comment on fait entendre le cycle (et non imagifier). C'est en
ce sens aussi que la pensée du spectacle est incomplèt. C'est une bande de
gamins comme disait Murray Bookchin et comme l'écrit si bien Michèle Bernstein.
(5)(6) Le "temps cyclique" invisibilise le processus qui commence par
la dissociation de la valeur pour le parachever aux pieds d'un mur qui cache sa
propre reproduction. -Il faut tout de même reconnaitre que, là où Murray
Bookchin se contredisait, c'était la tonalité condescendante de son approche,
c'est-à-dire la recherche de la domination ; une faille courageusement évitée
chez la pensée animaliste de Solveig Halloin.
Le monde doit être un terrain de jeu mais ne l'est pas. Et ce n'est pas toute la tragédie du monde.
Le monde doit être un terrain de jeu mais ne l'est pas. Et ce n'est pas toute la tragédie du monde.
Lorsque la critique du capitalisme touche à ces composants urbains (Debord,
D'eaubonne, Bookchin) serait-elle capable d'identifier sa propre domination dissociée
?
(1) Bedszent et Konicz, Guerre d'ordre mondial : la fin de la
souveraineté et les transformations de l'impérialisme à l'époque de la
mondialisation, Horlemann Verlag, 2003, ouvrage non traduit en
français. www.palim-psao.fr/2015/03/etat-islamique-inc-par-les-amis-de-nenemis.html
(2)http://cheekmagazine.fr/societe/eliane-viennot-demonte-arguments-contre-ecriture-inclusive/
(3)https://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/service-national-universel-scenarios-proposes.html
(3)https://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/service-national-universel-scenarios-proposes.html
(4)https://boucherie-abolition.com/2019/01/29/faire-apparaitre-la-zooppression-dans-la-langue-pour-la-faire-disparaitre/
(5) http://www.spectacle.co.uk/archive_production.php?id=774
(6) Bernstein, Tous les Chevaux du Roi, Allia, 2004
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