vendredi 24 août 2018

Je t'aime jour et nuit.
Enfin au lit, derrière mes pupilles
j'aile dans le monde de rêves où on fait l'amour.
Le conscient moitié éteint,
le non-conscient s'étend vers l'inconscient où je nous retrouve
… heureuses.

Je t'aile de loin de proche de partout
où une fleur s'accroche par ses racines et caresse la terre.
Mon cœur erre et te croise à chaque coin de la ville
qui serre les amantes dans ses bras fébriles et crasseux
et crache comme un déchet celles qui n'ont eu d'autre issu
que de se jeter dans les bras poisseux de la migration.

La cartographie de l'amour se superpose à celle de la ville
et montre comment nous-toustes sans-papier airent
et savent scrupuleusement se taire avec des adverbes mal appropriés
inappropriées, non appropriées,
oui, nous allons demeurer non appropriables
car nous nous airons.

Je t'aite, m'allaite de tes seins îlettes
et je t'aife affamée de l'étoile de ta bouche
sous le ciel de laquelle je couche les enfants à la bonne heure
toute heure est bonheur quand tes caresses me redressent la féminitude
et nous amènent d'Eaubonne à l'aise en baise.

Je t'aibe dans les ailes juteuses des abeilles en récolte,
en vol, ou en escale qui bousculent toute certitude domestiquée
et qui désirent la création éphémère illimitée
partout où on s'aive.

Notre maison multivers
flor'amour,
que ces quelques vers la décorent.

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