mercredi 16 août 2017

monde autre 3

C'est vrai. Tu es une petite bestiole bleue lanternant. Faute de mieux, tu te traînes toujours en troupeau de lumière.
(Même si le réel demeure terne, ce n'est pas moins d'un roman de Jules Verne)

Cet été, je me suis arrêtée aux cotes du lac Bafa où le chah Ilyas dort sous le sol. La légende fait que si on lace un ruban rouge sur la branche de l'arbre qui abrite le tombeau du soleil, sa veau se réalise. Si le ruban est bleu, alors un marabout, bout par un grain de beauté sur le cou, court d'un souffle galant à un baiser cuisant.

Mais oui, y a aussi des remous fervents de l'océan. J'avais pourtant combiné en rythme le nombre de pas nécessaire pour me mettre au ban. Et oui, j'ai grandi sur le tapis d'Aladdin, j'ai navigué avec Simbad le marin. Oui, Shéhérazade était ma plus intime conteuse et elle fera de moi une fable confuse.

Mais malheur aux heures qu'empile la dune. 
Déploie-toi, ma turquoise, nous irons à la lune.

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