mardi 12 avril 2016

Le feu

C'est un premier, et tu mérites d'être au centre d'attention. Une pierre, deux oiseaux. Mon chou, je ne suis pas d'ici! Je ne connais que très peu de cette vie, de ce monde dans lequel tu vis, de cet univers de sens qui assiège ton monde, de mon image en toi qui occupe une place dans ton univers. Ton cœur bat sous le même ciel qui apparaît chaque jour devant ma fenêtre. Tu respires, ton souffle circule, se désintègre en molécules, se réintègre dans l'eau que je bois, assoiffée, volontaire mais ne pas prête cette fois à envisager la destruction. Je ne veux pas te boire, voyons, je veux te contempler.
Quelle distance entre deux bouts de doigts! Comment tu as appris de si bien te déguiser en un chevalier qui court après l'amour sacré? Personne ne t'a raconté que l'amour se mange quand on range les émotions à ses idées?
Trou noir. L'hyper-lien entre ce que représentent les regards et ce qu'ils sont censés être. Une jolie image perdue dans la nuit. Méconnaissance: absence. L'attirance.

C'est un premier, et je m'identifie déjà aux ondes gravitationnelles.



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