samedi 16 avril 2016

Point d’interrogation

aspiration.
Je pense qu'its all about finding a state of mind qui me rend certaine que je n'aurais jamais l'envie de l'abandonner, d'être dans un autre état de s'auto-définition; où je ne me sens même pas préoccupée par un impératif de s'auto-identification; où je vis et c'est tout.

confusion
Est-ce à ce moment là que l'on est chez-soi, ou est-ce une manière de se vieillir pour pouvoir rentrer dans des normes identitaires? 

psychologie vs. sociologie
Cette question, mérite-t-elle d'être posée de cette façon parce qu'elle se tache d'illuminer un point obscur du je, de la volonté d'individuation ou au contraire du rejet de cette volonté afin de conserver la pluralité (des modes d'être chez-soi); ou parce qu'elle essaye d'éclaircir la nécessité de s’intégrer à un schème d'interdépendance qui assure la vie en plusieurs?

psychanalyse vs. anthropologie
La formulation de ce problème, est-elle issu d'une projection subjective (peut-être fautive) dans la vision d'avenir personnelle de son énonciatriceur, résultant du degré d'intériorisation de certaines normes excluant (consciemment ou inconsciemment) certaines d'autres; ou d'une obligation intuitive qui découle de la condition animale de l'humain et qui se vit sous silence? 

épistémologie
Dans la mesure où l'on privilégie le discours voire le mode de pensée qui affirme le poids de la diversité insurmontable de la justification, aussi bien en termes d'explication, de compréhension que de configuration des outils méthodologiques,  peut-on parler de la possibilité même de l'existence d'un sens sémantique du mot "évidence" ? 

autrui généralisé
Je n'existe qu'à travers la manifestation concrète de mon corporalité, mes actions et mes discours dans l'être cognitif, également non-identifiable, du sujet qui m'aperçoit en tant que son objet de cognition. 

lumière/amour
Quand les aspirations deviennent des évidences. 

je
cosmos.




vendredi 15 avril 2016

Pour nous

Eh oui. Vous ne me connaissez pas. Moi non plus je ne me connais pas parce que je n'existe pas. Je ne le dis pas parce que je suis dépressive ou réservée. Je n'existe pas simplement parce que je est pluriel, nomen collectivum, avec des consciences interconnectées mais oublieuses, absentes, distraites, tel un rêve. Je change son aspect d'accessibilité de temps à l'autre. Je est momentané. Je est spontané avec des mémoires vagues qui relient une seconde à une autre. Une histoire à une autre. Un je à un autre. Ce je là, est très musical, mais pas mélodique, plutôt comme une bonne pièce de jazz improvisée. Chaque note renvoie à une autre sans pouvoir se rappeler de sa liaison avec la dernière. Ce je là, est une règle grammaticale, une habitude pour faciliter la communication mais je ne définit pas un entité organisé, un total structuré, c'est un troupeau dont chaque membre s'illusionne en s'identifiant à son voisin. Je suis moi mais je suis lui aussi, elle, elle est nous et nous, nous sommes je.

Toi, par contre, tu es une merveille. Tu es un mystère reconnaissable, l'angle brusque, la vivacité,  l'acuité, la finesse, la netteté mais incomplet. Tu tranches la vision en morceaux pour les distribuer à tes amant.e.s. Ielles ne connaissent pas leurs je non plus mais ielles te connaissent parfaitement bien. Tu es le meilleur des je. Tu divises, tu sépares, tu ajoutes, tu anéantis, tu recomposes, tu fais courber et puis, les je se sentent vivant.e.s, unifié.e.s. Tu es une continuité, comme des violons accompagnés par des saxophones alto et des petites touches des cloches qui sortent de nul part. Tu ne sors pas de nul part, tu es un déjà-là. C'est pour ça que quand ton regard se croise avec celui d'un je, je ne peut pas s'empêcher de détourner son regard malgré sa volonté à mourir de rester suspendu en ce moment, de le prolonger, de l'éterniser. Regarder ton regarde c'est comme faire face à Dieu, une extase impitoyable, funeste mais fabuleuse.

Une vie à plusieurs, n'est jamais qu'une vie. Quand tu parviens à tuer ton dieu, alors, je peut t'aimer.

mardi 12 avril 2016

Le feu

C'est un premier, et tu mérites d'être au centre d'attention. Une pierre, deux oiseaux. Mon chou, je ne suis pas d'ici! Je ne connais que très peu de cette vie, de ce monde dans lequel tu vis, de cet univers de sens qui assiège ton monde, de mon image en toi qui occupe une place dans ton univers. Ton cœur bat sous le même ciel qui apparaît chaque jour devant ma fenêtre. Tu respires, ton souffle circule, se désintègre en molécules, se réintègre dans l'eau que je bois, assoiffée, volontaire mais ne pas prête cette fois à envisager la destruction. Je ne veux pas te boire, voyons, je veux te contempler.
Quelle distance entre deux bouts de doigts! Comment tu as appris de si bien te déguiser en un chevalier qui court après l'amour sacré? Personne ne t'a raconté que l'amour se mange quand on range les émotions à ses idées?
Trou noir. L'hyper-lien entre ce que représentent les regards et ce qu'ils sont censés être. Une jolie image perdue dans la nuit. Méconnaissance: absence. L'attirance.

C'est un premier, et je m'identifie déjà aux ondes gravitationnelles.