samedi 25 mars 2017

Puis, elle se s’est introduite. Ceci n’est pas facile à supporter. S’éprouver humaine ne s’offre pas. Frémir jusqu’à ses ondes, lorsqu’elles réalisent l’organisme. Fermenter l’humanité lorsqu’elle se dévore. Dissoudre l’unité dans l’unité lorsqu’elles se fondent. Résorption de l’humain en l’Homme. 
Pourtant la majuscule crie, on l’ignore.

Frissonner à la vue du monde, lorsqu’il s’ouvre à la tragédie d’une morale sinueuse qui se couvre avec l’image de l’abondance qui s’avale. Si l’univers engendre la matière, si la matière édifie la cellule, si la cellule érige l’humain, si l’humain est un vivant, pourquoi, quelque part, à ce moment même, un enfant n’a que sa famine à engouffrer ?

Etre humain, l’être d’habitude.
Comment digérer cette poésie ?


mercredi 15 mars 2017

mercredi 1 mars 2017

Le Cycle 8- Soi(s)

je me suis retrouvée seule

quand,
je suis seule
en sachant que je suis seule
et que cet étrange autre me retrouve seule
sachant que je ne peux pas me savoir être retrouvée
ou sachant que je ne peux pas être retrouvée si je me sais retrouvée
car dés lors je ne serais pas retrouvée seule
mais retrouvée seule.

quand donc,
si et seulement si je suis ainsi retrouvée
alors, je peut me suivre.

dépression, comme volonté et comme représentation d'une petite bourgeoise

un poisson mort
devant ma fenêtre
les yeux grand ouverts
m'empathie

quand la grâce d'un deuil
se m'oriente
qui me suis?
qui l’interprète?