dimanche 30 avril 2017

P. n°14

Suite à l'intervention directe de mon écrivaine (cf. P.n°13), j'ai remis en question mon champ d'existence. Qu'est-ce qu'une vie si je n'y ai aucune possibilité à l'autonomie ? Que je sois d'ordre transcendantal et elle, mon ego-cogito, cette situation fait-elle de moi un moins-être? La dépendance de mon existence à la sienne me semblait, à première vue, très gênante mais j'ai appris depuis, de faire abstraction de la corrélation du maître-esclave. Même si elle ne m'écrit pas, elle ne peut pas vivre sans moi. Sans moi, elle serait un autre. Or elle est déjà des autres bien que toujours avec moi. Donc je relève d'être  son point de repère, une référence stable puisque je suis sa création et donc une certitude. Je suis son évidence durable de soi. 

Il y a néanmoins un point qui m'a laissé perplexe. Pourquoi Bruce ? Lui aussi, doit avoir une sorte de fonction dans cette équation tordue. Je croyais qu'il m'avait créée, souvenez-vous. Cela ne veut pourtant pas dire, et je le savais, que son existence précède la mienne car lorsque j'étais en train de me réaliser sous la plume de l'écrivaine, pendant cette activité même, j'ai situé sa présence dans ma conscience. C'est-à-dire que moi, Sylvia, qui est en train de s'actualiser préexistait à la présence de Bruce (avec son sourire divin). Son existence ne peut pas précéder le moment de la prise de conscience, puisque pour prendre conscience, il faut d'abord exister (c'est l'écrivaine qui parle, et cette phrase immédiatement antérieure est une blague); et puisqu'il est, comme moi, une image littéraire (sommes nous ?).

J'avais l'impression que l'existence de Bruce n'avait sens que pour moi. En fait, il a sens aussi pour moi. Il doit être mon point de référence, mon évidence durable de mon soi. 

Il m'est pourtant très cher, puisque de par son activité, il m'oriente, dans mon champ d'existence. Ses actions, aussi, me réalisent. C'est parce qu'il me ramène mon verre du vin que j'existe pour vous comme aimant boire du vin (cf. supposant que vous avez suivi mes séquences organiques de vie), mais aussi pour mon écrivaine. Dans une relation à plusieurs, qui est donc maître et qui l'esclave ? 

En tout cas, votre rôle dans tout ça, chères lectrices et chers lecteurs et tous celleux qui me lisent, c'est de comprendre en quoi Dieu est la Création. (cf. Whitehead?)
Et d'accepter mes modes d'être comme certains parmi tant d'autres. 

vendredi 7 avril 2017

monde autre 2

Ne cherchez pas ce que c'est de déménager en son soi. Tout le monde peut ne pas savoir au moins une chose.
Parfois, vous pouvez entendre des voix, qui parlent, parlent, parlent, par la voie de l'entendement voué à la foi.
Hé! Une grenouille vous attend pour sa réanimation cardio-pulmonaire.
Enfin, devenir Dieu, ça, c'est gratuit.
" Le plus fort, n'est jamais assez fort pour être toujours le maître..."
Cela ne me concerne donc pas car je suis une princesse qui se dope des duperies fort dubitatives.
Mon œil!

Une fois, j'avais emprunté celui du maître
or iel s'est décidé-e neutre
donc la princesse a étranglé la grenouille
suite à quoi Dieu intervint
et le jeu s'est déménagé en soi et pour soi.

Ne vous en faites pas,
c'est ce je-là qui merdoie.